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 Qu'est-ce qui a tué la lutte au Québec?

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MessageSujet: Qu'est-ce qui a tué la lutte au Québec?   Mer 11 Mai - 8:00

Lorsqu’on parle de lutte au Québec dans les années 1950-60-70 et même 1980, on compare souvent les assistances d’événements majeurs du temps versus des petits spectacles réguliers présentés souvent sur une base hebdomadaire. Mais on oublie ou néglige de remettre les choses en perspective ou parallèle.

Comparer un événement comme le Parc Jarry en 1972 et 1973 à un gala régulier de la plupart des fédérations de Lutte Indy du Québec aujourd’hui, c’est comme de comparer le DAYTONA 500 à un programme régulier de stock-car à l’Autodrome St-Eustache; Comparer un match Canadiens-Nordiques avec n’importe quelle rencontre amicale d’une ligue de garage; Comparer le Spectacle RIVERDANCE à une pratique de n’importe quelle troupe de danse traditionnelle dans un gymnase, un Centre Communautaire ou un sous-sol d’église.



La structure du monde de la lutte au Québec était totalement différente dans ces années que ce qu’elle est aujourd’hui. La visibilité de la lutte était évidente grâce à la télévision sur des réseaux généralistes. Autre que le hockey, les activités étaient nettement moins nombreuses et accessibles qu’aujourd’hui. Donc, la lutte, de par son côté sport-performance mais surtout spectacle, profitait d’une situation presque idéale.



Puis, changements et évolution de la technologie vient affecter la lutte dans la retransmission de ses émissions TV-Taping enregistrées à Télé-7 Sherbrooke et redistribuées partout en province, avec Publicités/Promos en fonction de chaque région selon la tournée des spectacles à venir. En plus de la câblodistribution qui s’étend de plus-en-plus partout en province, le regroupement de certaines petites stations de télévisions locales vient changer la donne pour la rediffusion de ces TV-Taping, principalement au niveau pub-promo. Apprendre par le biais de la télévision que les combats et enjeux seront sensiblement les mêmes le Jeudi soir à Chicoutimi que le Vendredi à Alma et Samedi à St-Félicien ou Roberval, à moins que ce ne soit Baie-Comeau, Matane, Rimouski... ou Rivière-Du-Loup, Montmagny, LaPocatière... ou Drummond, Granby, St-Hyacinthe... Ou... Vous avez compris le principe...? Disons que... d’apprendre cela jette un certain doute sur la crédibilité de la lutte versus les autres sports de combats...



Pour le MMA, je ne sais pas. Mais, pour la boxe, autant Professionnel que Amateur, peu importe l’issue du combat il faut attendre un minimum de 30 ou 45 jours avant de pouvoir remonter dans le ring tandis qu’une défaite par K-O oblige attendre minimum 90 jours. Un boxeur qui fait 8-10 combats aura connu une très grosse année. Les olympiques représentent une exception avec jusqu’à 4 ou 5 matches sur une période de 16-17 jours pour les catégories avec le plus grand nombre de participants. Cependant, les règles y sont très strictes.



Donc, de voir/apprendre que les lutteurs se battre 3-4-5 soirs de suite, dans des affrontements dont les règles sont rarement respectées, voilà qui met un doute sérieux dans l’esprit des gens.



A la même époque, autour de 1975-1976 (A vérifier), création d’une "Commission Athlétique" pour régir et édicter des règles dans les sports de combats principalement, en oubliant ou ne sachant pas que la lutte est d’abord et avant tout un spectacle malgré les performances sportives et athlétiques de ses combattants. Des règles et une réglementation justifiées pour plupart des autres sports de combats mais qui nuisent et viennent ternir le spectacle en ce qui concerne la lutte...



Tous ces points réunis amènent une baisse de popularité et un retrait préventif de la lutte de sur nos écrans, le temps de mette les choses au clair avec cette "Commission Athlétique" et se réajuster par rapport aux nouvelles normes du marché télévisuelle.



----------



*Pour les moins de 30 ans qui sont nés avec la télévision minimum 20-30 postes disponibles, donc qui ne comprendraient pas les changements technologiques... Avant 1970 et même jusqu’au début des années 1980, il était rare avoir plus que 3-4 postes de télévision, surtout en-dehors des grands centres (Québec, Montréal, etc.). Bien souvent, Radio-Canada représenté par un ou deux stations locales ou régionales, puis une ou deux petites stations privées généralement associées à Télé-Métropole (Aujourd’hui TVA). Les plus chanceux avaient parfois accès à une station anglophone, en principe Canadian BroadCasting Corporation (CBC – Radio-Canada Anglais).



Puis, début des années 70, la câblodistribution prend tranquillement son essor à travers la province, d’abord dans les villes, quartiers résidentiels, avec possibilités de 10-12 canaux. Radio-Canada, stations locales associées à Télé-Métropole, Radio-Québec, Télé-Communautaire, CBC, CBS, ABC, NBC, etc.



Ce n’est qu’au milieu des années 1980 qu’on voit apparaître certaines stations spécialisées tels que Super Écran et 2-3 concurrents qui sont rapidement disparus, Musique-Plus, RDS... Mais il reste encore bien des régions rurales qui ne peuvent avoir accès à la câblodistribution...



Dans les années 1990, la câblodistribution a continué son expansion. On a vu apparaître et se populariser les fameuses antennes parabolique qui permettent de capter des centaines de canaux. La multiplication des chaînes spécialisées, etc. Mais encore et toujours des régions où ces services ne sont pas accessibles, et certaines personnes qui n’ont pas les moyens ou la possibilité avoir accès aux très nombreux canaux de télévisions.



Mais, il y a aussi que tous ces signaux, toutes ces options, entraînent aussi ses limites et contraintes. Il y a peut-être plusieurs signaux disponibles mais se sont souvent les mêmes qui se répètent, la seule différence étant les publicités spécifiques selon la région ainsi que les nouvelles/bulletins de nouvelles en conséquence. Aussi, les gens ont peut-être plus de choix mais ils se limitent généralement à un champ d’intérêt spécifique.





Ben OUI, la TV en Noir-Et-Blanc, pas de télécommande, devoir se lever pour tourner le gros bouton/changer de poste - TONC!-TONC!-TONC! -, monter ou baisser le volume, essayer ajuster l’antenne pour tenter avoir une meilleure retransmission de l’image et du son...



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Début des années 1980, la lutte Québecoise est de retour sur nos écrans de télévision, mais son absence temporaire a quand-même eu des effets négatifs sur sa visibilité et popularité. Les arénas en région ne sont plus aussi pleines que 10-15-20 ans auparavant. Si aujourd’hui on se réjoui attirer 800-1000 spectateurs pour un spectacle de lutte dans un tel aréna, à l’époque cela signifiait une nette baisse comparativement aux 1500-2000-3000-etc. des années 1970. Il est même arrivé attirer à peine 400-500-600 spectateurs dans ces arénas lors des derniers temps de Lutte Internationale en promotion de la lutte Québecoise.



Début des années 1980, c’est aussi l’arrivé des premiers lecteurs vidéos VHS ou BETACAM et la possibilité d’enregistrer ses émissions, mais aussi rapidement suivi de la possibilité de louer ou acheter des films sur vidéos. La lutte, avec WWF/WWE en tête, voit rapidement l’occasion d’aller chercher une importante source de revenus supplémentaire avec la vente de vidéos VHS de ses événements majeurs, WRESTLEMANIA en tête de liste.



Mais la lutte Québecoise s’adapte mal à cette autre nouvelle technologie, en grande partie par sa propre faute. En fait, la lutte Québecoise a conservé la méthode des TV-Taping, ce qui n’est pas une mauvaise chose en soit, mais s’est mise à ajouter des enregistrements de certains combats lors de certains galas. Mais bien souvent, ces mêmes matches ont également été présenté un peu partout en province, même booking de galas, mêmes scriptes de matches. Ce que plusieurs doutaient quant à la FAUSSE VÉRACITÉ de la lutte est maintenant mis en évidence. Malheureusement, il en demeure encore un trop grand nombre pour s’entêter à dire qu’il n’y a rien d’arrangé, même si toutes les preuves sont sur la table. Le Fameux KAYFABE!



Deuxième moitié des années 1980, la lutte Québecoise disparaît des écrans de télévisions pour être remplacé par WWF (Qui deviendra quelques années plus tard la WWE). Les meilleurs Québecois sont alors recruté par la WWF - Les Rougeau, Dino Bravo, Ricky Martel, etc. pour ne nommer que ceux-là.



Ensuite, la lutte quitte les chaînes généralistes pour se retrouver avec un auditoire limité sur RDS. De WWF/WWE, on alors passe par des organisations parfois de second ordre WCW et maintenant TNA-Impact dont la chance de voir au Québec sont bien mince, sauf peut-être un lutteur invité à l’occasion et qui n’est connu que du milieu Undergroumd de la lutte.… Des quotes écoutes d’à peine 100 000 télé-spectateurs au total des 3-4-5 rediffusions. Des heures de diffusion instables et très variables. Rien pour fidéliser un public et l’intéresser à la lutte Québecoise, sauf peut-être une brève capsule de 2-3 minutes sur la liste des galas à venir, en autant on puisse écouter avant la présentation de ces spectacles...



Quand un Yves Leroux, journaliste-chroniqueur pour le site Internet SLAM, prétend dans le documentaire THEATRE EXTREME que c’est à cause de la taille et du poids des lutteurs si la lutte n’est plus populaire et n’attire plus autant de monde qu’avant, il est totalement dans le champ. En autant que le spectacle soit au rendez-vous, qu’un jeune lutteur compense son physique restreint par son intensité et ses performances, majorité des spectateurs n’y voient aucun inconvénient.



Et quand un gars comme Sylvain SLY Grenier, ancien lutteur et aujourd’hui analyste-commentateur pour RDS-Lutte TNA-Impact, prétend que c’est à cause de certains scandales de drogues et/ou stéroïdes anabolisants si la lutte a perdu tous ces adaptes, il est encore plus dans le champ. A savoir que les scandales de drogue et stéroïdes ont nettement défrayés la manchette en cyclisme, baseball, football, etc. et que ces sports sont tout aussi populaire qu’avant sinon plus, tandis que la chose est presque passé sous silence en ce qui concerne la lutte.



Première raison de la faible popularité de la lutte indépendante au Québec est le peu ou le manque de visibilité dont elle bénéficie. Plupart des petites organisations n’ont pas les ressources financières pour se permettre publicité à grande échelle dans les grands quotidiens (Journal De Montréal, Journal De Québec, La Presse, Le Soleil, Nouvelliste, etc.). Publicités dans les hebdos régionaux profitent aux promotions/fédérations concernés. Internet ne rejoint que les gens du milieu ou ceux qui connaissent déjà le petite monde de la lutte, mais ne permet pas aller chercher de nouveaux spectateurs en quantité intéressante. Pour ce qui est des capsules de 2-3 minutes durant TNA-Impact, surtout avec cette nouvelle formule depuis Avril 2011, pour le peu que cela donne... C’est comme un galet dans la mare...!



En ce sens, majorité des reportages et/ou documentaires présentés depuis 10-12-15 ans sur le petit monde de la lutte Indy au Québec a un impact beaucoup plus positif sur les assistances des différentes associations/promotions un peu partout en province que ces petites capsules 2-3 minutes de TNA-Impact sur RDS.



1998 - SRC - Le Royal Wrestling Ring à l'œuvre

1998 - SRC - La lutte locale gagne des adeptes au Québec

2000 - SRC (ZONE LIBRE) - La lutte locale bat son plein au Québec

2003 - SRC - Lutte, spectacle du ring

2010 - Z-Télé (Les Tripeux) - Geneviève Goulet (LUFISTO), Lutteuse

2010 - CANAL-D (Docu-D) - Théâtre Extrême



On peut ajouter, même si d’un impact général moindre, mais plus spécifique à l’organisation concernée, les différents documentaires réalisés par les Télévisions Communautaire, ainsi que les entrevues lors de bulletins de Nouvelles ou émissions du genre ARTS-CULTURES-SORTIES (La Vie Chez nous..., etc.) qu’on retrouve dans la plupart des stations Télévision en région.



Pour qui ne fait pas parti du petit monde underground de la lutte québécoise, regarder la lutte à la télévision se résume donc présentement à la retransmission en abrégé des galas TNA-Impact sur les ondes de RDS (90 minutes ramenées à 45. Donc, suppression de certains matches et plusieurs promos, le tout avec un délai de 3-4 semaines de retard sur l’original...). Sinon avoir accès aux réseaux américains afin de pouvoir regarder WWE Monday Night RAW et/ou WWE SMACKDOWN. Par la suite, certains canaux spécialisés tels que FIGHT-TV, SPIKE et autres.



Quant aux fans de lutte indépendante, ils connaissent, pour la plupart, les promotions tels que RING OF HONOR (ROH), CHIKARA, DRAGONGATES, PWG, SHIMMERS, etc. et ont sûrement eu occasion de regarder vidéos via Youtube, Dailymotion, etc. sinon d’avoir acheté ou téléchargé DVD de l’une ou l’autre de ces organisations et de leurs produits plus spécifiques.



Dans le cas précis de ROH, l’enregistrement de TV-Taping présentés sur HD-Net avec storylines de façon à promouvoir les différents événements majeurs de cette fédération, de la même manière que le faisait LUTTE GRAND-PRIX/SUR LE MATELAS il y a 30-40 ans.



La promotion féminine SHIMMERS utilise sensiblement ce même principe en enregistrant 4 ou 6 galas au même endroit durant la même fin de semaine, pour ensuite en faire le montage et la vente de DVD servant à promouvoir ses gros événements.



Sachant le nombre de lutteurs ROH qui sont invités par différentes fédérations du Québec, sachant aussi les coûts moindre et la proximité de ROH, imaginez impacts positifs si les shows TV-Taping ROH avaient pu se retrouver sur RDS en place de TNA... que ce soit pour toutes ces fédérations québécoises qui invitent lutteurs ROH ou tout simplement la tenue d’un show ROH, que ce soit Québec, Trois-Rivières, Montréal, Ottawa, etc.



Si ROH peut avoir un impact positif sur la lutte Québecoise, nettement plus que TNA, imaginez maintenant s’il était question directement de lutte professionnelle avec nos lutteurs du Québec... encore mieux sur un réseau généraliste (V, TVA, SRC) dans une case horaire appropriée pour en favoriser la visibilité...!



D’autant plus que le milieu se dirige tranquillement vers une certaine uniformisation. Les meilleurs éléments se retrouvent en demande dans la majorité des organisations, avec des rivalités et des storylines qui deviennent tranquillement communes entre les différentes promotions.





Imaginons un instant de pouvoir sélectionner les 25-30 meilleurs lutteurs au Québec, ceci sans avoir recours aux grosses vedettes américaines. Prendre parmi le bassin de 300-400 gars et filles qui montent présentement dans le ring un peu partout au Québec, ceux qui ont la shape (Grandeur, poids, musculature...), le talent, le charisme, en mesure offrir de bonnes performances physiques, sportives, athlétiques mais surtout scéniques. Ensuite, de mettre l’accent sur la visibilité - Autant une émission de lutte sur une base régulière dans un réseau généraliste (V, TVA, SRC...), se retrouver sur le plus grand nombre possible de plateaux de télévision - Émissions sportives, talk shows, Tout Le Monde En Parle, Salut-Bonjour, Denis Lévesque, etc. Rendre la lutte visible et accessible à un plus grand nombre possible, annoncer les différents galas, etc. Savoir fidéliser les auditeurs et ;es inciter à se rendre aux événements de cette organisation.



Une fois connu, bien en place et structuré de façon intelligente, nulle doute qu’il redeviendrait possible attirer 1000-1500-2000 personnes, et peut-être même plus selon les villes et régions visitées. Plus toutes les autres organisations/promotions/fédérations qui sauraient bénéficier de cette visibilité retrouvée.







Idéalement, les éventuels promoteurs et responsables d’un tel projet éviteront les erreurs du passé. Ils sauront tenir compte des erreurs commises pour ne pas les répéter. Éviter de se déplacer tel un ROCK TOUR, offrant donc un booking différent à chaque soir, tout en tenant compte des rivalités et storylines en place.





En résumé, qu’est-ce qui a tué la lutte au Québec?



- Incapacité de s’adapter adéquatement aux changements technologique dans le domaine des médias, principalement la télévision.



- Une Commission Athlétique qui ne tenait pas compte ou ignorait les particularité de la lutte Professionnelle au sein des sports de combats.



- Une visibilité majeure perdue sur les grands réseaux généralistes de télévision au détriment de la machine américaine.



- Les organisations Québecoises qui sont aujourd’hui en place n’ont malheureusement pas accès aux mêmes ressources financières que celles d’il y a 25-30-40 ans.



- Le manque Audace et l’entêtement à demeurer dans les petites valeurs sûres, mais sans vraiment envergures. On est prêt à voir grand à la condition que ça ne change pas nos petites habitudes et pas trop d’efforts à fournir... (Exemple – On a peine, on hésite à innover en fait de salle, décors, aménagement. Donc – CHAPEAU à la NCW pour ses shows au Club Soda ou Centre Telus, ainsi que toutes les organisations qui présentent des spectacles ailleurs que sous-sol églises, centres communautaires, etc. également ceux qui n’ont pas peur de monter la salle différemment du pattern classique...).





En terminant, si on reproche qu’il y a trop de fédérations avec plus d’une vingtaine de promotions de lutte Indys au Québec et quelques promoteurs indépendants qui offrent différents Spot-Shows, peut-être intéressant d’apprendre ou de rappeler que durant les années 1960-1970-1980, en plus de Lutte Grand-Prix, As De La Lutte, Sur Le Matelas ou Lutte International, il y avait aussi quelques petites fédérations que ce soit à Jonquière, Drummondville, Montréal, Québec (Les fameux galas de lutte de "La Tour"...), Shawinigan, etc. tel qu’on connaît aujourd’hui et qui attiraient peut-être le même nombre de spectateurs comme actuellement, soit 100-150-200 environ, parfois 400-500-600... en certaines circonstances, gros galas et venues de lutteurs invités, en autant que le tout se voulait annoncé et publicisé.

(Auteur de ce Texte: Joe Heelfan)

http://www.facebook.com/notes/joe-heelfan/quest-ce-qui-a-tu%C3%A9-la-lutte-au-qu%C3%A9bec/221501957862871

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MessageSujet: Re: Qu'est-ce qui a tué la lutte au Québec?   Mer 11 Mai - 8:03

Si j'ai publié ce texte de Joe Heelfan, c'est tout simplement que je le trouvais vraiment intéressant. C'est exactement le genre d'article que j'aurais aimé voir plus souvent de sa part sur le forum. Aussi je me suis permit de le copier ici tout en mettant le lien facebook de son texte pour ne pas porter préjudice à l'auteur et surtout pour ne pas être accusé de plagiat.


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MessageSujet: Re: Qu'est-ce qui a tué la lutte au Québec?   Mer 11 Mai - 8:15

Le texte qui suit est de Pat Laprade tiré de son facebook en réponse au texte de Joe Heelfan. En début de texte, on peut y voir le lien facebook du texte de Joe Heelfan.


Texte intégrale: http://www.facebook.com/notes/joe-heelfan/quest-ce-qui-a-tu%C3%A9-la-lutte-au-qu%C3%A9bec/221501957862871

Apprendre par le biais de la télévision que les combats et enjeux seront sensiblement les mêmes le Jeudi soir à Chicoutimi que le Vendredi à Alma et Samedi à St-Félicien ou Roberval, à moins que ce ne soit Baie-Comeau, Matane, Rimouski... ou Rivière-Du-Loup, Montmagny, LaPocatière... ou Drummond, Granby, St-Hyacinthe... Ou... Vous avez compris le principe...? Disons que... d’apprendre cela jette un certain doute sur la crédibilité de la lutte versus les autres sports de combats...



Dans les années 80, les gens ne savaient pas plus ou moins ce qui se passait dans l’autre ville que dans les années 60 ou 70. Quelqu’un qui allait voir un show à Alma et qui allait voir un show à Jonquière, voyait le même show autant dans les années 60, 70 que 80. C’est tellement un mythe que tout le monde protégeait le kayfabe. J’ai plusieurs articles de journaux qui questionnent la véracité des combats et même certains qui carrément disent que les combats sont scriptés. La télévision n’a pas du tout nuit au kayfabe.



Pour le MMA, je ne sais pas. Mais, pour la boxe, autant Professionnel que Amateur, peu importe l’issue du combat il faut attendre un minimum de 30 ou 45 jours avant de pouvoir remonter dans le ring tandis qu’une défaite par K-O oblige attendre minimum 90 jours. Un boxeur qui fait 8-10 combats aura connu une très grosse année. Les olympiques représentent une exception avec jusqu’à 4 ou 5 matches sur une période de 16-17 jours pour les catégories avec le plus grand nombre de participants. Cependant, les règles y sont très strictes. Donc, de voir/apprendre que les lutteurs se battre 3-4-5 soirs de suite, dans des affrontements dont les règles sont rarement respectées, voilà qui met un doute sérieux dans l’esprit des gens.



Complètement faux. Dans les années 50, les mêmes lutteurs luttaient à chaque semaine. Si ta logique était bonne, les fans n’auraient pas compris pourquoi les lutteurs étaient capables de lutter après 7 jours quand les boxeurs prenaient 2 mois. De plus, les journaux de Montréal de l’époque donnaient les résultats de Québec, galas qui étaient présentés souvent le lendemain ou le surlendemain, et ce, avec les mêmes lutteurs.



A la même époque, autour de 1975-1976 (A vérifier), création d’une "Commission Athlétique" pour régir et édicter des règles dans les sports de combats principalement, en oubliant ou ne sachant pas que la lutte est d’abord et avant tout un spectacle malgré les performances sportives et athlétiques de ses combattants. Des règles et une réglementation justifiées pour plupart des autres sports de combats mais qui nuisent et viennent ternir le spectacle en ce qui concerne la lutte...Tous ces points réunis amènent une baisse de popularité et un retrait préventif de la lutte de sur nos écrans, le temps de mette les choses au clair avec cette "Commission Athlétique" et se réajuster par rapport aux nouvelles normes du marché télévisuelle.



La Commission Athlétique de Montréal existait depuis les années 30. Il y avait une commission athlétique aussi à Québec. Elle ne nuisait pas trop à la lutte non plus. Les promoteurs ne lui disaient pas tout non plus. Au nombre d’émeutes qu’il y a eu avec Abby et Creatchman, elle était pas si pire. Et elle était au courant, en tout cas à partir des années 70, que les combats étaient scénarisés. Ce qu’elle demandait, c’est qu’il y ait de la lutte de présenter et non pas juste de la violence qu’elle considérait gratuite. Le territoire de St-Louis en a fait un principe de base et pourtant, c’est la 2e ville la plus importante en terme de lutte aux États-Unis. En région, les promoteurs se reprenaient en donnant des combats plus violents. Mais ça n’empêchait pas les foules d’aller à la lutte à Montréal ou à Québec. Jean Laroche a par contre été le plus mauvais président de la CAM en ce qui concerne la lutte.



Début des années 1980, la lutte Québecoise est de retour sur nos écrans de télévision, mais son absence temporaire a quand-même eu des effets négatifs sur sa visibilité et popularité. Les arénas en région ne sont plus aussi pleines que 10-15-20 ans auparavant. Si aujourd’hui on se réjoui attirer 800-1000 spectateurs pour un spectacle de lutte dans un tel aréna, à l’époque cela signifiait une nette baisse comparativement aux 1500-2000-3000-etc. des années 1970. Il est même arrivé attirer à peine 400-500-600 spectateurs dans ces arénas lors des derniers temps de Lutte Internationale en promotion de la lutte Québecoise.



Pas sûr du tout. Dino Bravo, Rick Martel, les frères Rougeau, les Road Warriors, King Tonga, remplissaient tous les arénas un peu partout où ils allaient.



Début des années 1980, c’est aussi l’arrivé des premiers lecteurs vidéos VHS ou BETACAM et la possibilité d’enregistrer ses émissions, mais aussi rapidement suivi de la possibilité de louer ou acheter des films sur vidéos. La lutte, avec WWF/WWE en tête, voit rapidement l’occasion d’aller chercher une importante source de revenus supplémentaire avec la vente de vidéos VHS de ses événements majeurs, WRESTLEMANIA en tête de liste.



La WWF n’a pas commencé à sortir des VHS avant 1985 et non pas au début des années 80.



Mais la lutte Québecoise s’adapte mal à cette autre nouvelle technologie, en grande partie par sa propre faute. En fait, la lutte Québecoise a conservé la méthode des TV-Taping, ce qui n’est pas une mauvaise chose en soit, mais s’est mise à ajouter des enregistrements de certains combats lors de certains galas. Mais bien souvent, ces mêmes matches ont également été présenté un peu partout en province, même booking de galas, mêmes scriptes de matches. Ce que plusieurs doutaient quant à la FAUSSE VÉRACITÉ de la lutte est maintenant mis en évidence. Malheureusement, il en demeure encore un trop grand nombre pour s’entêter à dire qu’il n’y a rien d’arrangé, même si toutes les preuves sont sur la table. Le Fameux KAYFABE!



Aucun lien avec le kayfabe ici. Lutte Internationale présentait des shows enregistrés via les studios de télés et de temps en temps, présentait un gros match qui avait été présenté au Forum, au Colisée de Québec ou à Paul-Sauvé. Mais le match était présenté dans un ordre qui faisait du sens. Et le principe des tapings étaient utilisés depuis le milieu des années 60.



Deuxième moitié des années 1980, la lutte Québecoise disparaît des écrans de télévisions pour être remplacé par WWF (Qui deviendra quelques années plus tard la WWE). Les meilleurs Québecois sont alors recruté par la WWF - Les Rougeau, Dino Bravo, Ricky Martel, etc. pour ne nommer que ceux-là.



Décembre 1984, la WWF remplace Lutte Internationale sur Télé-7. Les vedettes sont parties bien plus tard. Les Rougeau ont quitté en février 86, Bravo et Martel en octobre 86.



Ensuite, la lutte quitte les chaînes généralistes pour se retrouver avec un auditoire limité sur RDS. De WWF/WWE, on alors passe par des organisations parfois de second ordre WCW et maintenant TNA-Impact dont la chance de voir au Québec sont bien mince, sauf peut-être un lutteur invité à l’occasion et qui n’est connu que du milieu Undergroumd de la lutte.…



Tu oublies que les Saturday Night Main-Event étaient diffusés à TVA en 87-88 et que les cotes d’écoute étaient extraordinaires.



En ce sens, majorité des reportages et/ou documentaires présentés depuis 10-12-15 ans sur le petit monde de la lutte Indy au Québec a un impact beaucoup plus positif sur les assistances des différentes associations/promotions un peu partout en province que ces petites capsules 2-3 minutes de TNA-Impact sur RDS.



Faux. Les documentaires n’ont aucune influence sur les assistances. Mis à part certains récents comme Théâtre-Extrême, la plupart des documentaires ou reportages descendaient la lutte ou ridiculisaient celle-ci.



Imaginons un instant de pouvoir sélectionner les 25-30 meilleurs lutteurs au Québec, ceci sans avoir recours aux grosses vedettes américaines. Prendre parmi le bassin de 300-400 gars et filles qui montent présentement dans le ring un peu partout au Québec, ceux qui ont la shape (Grandeur, poids, musculature...), le talent, le charisme, en mesure offrir de bonnes performances physiques, sportives, athlétiques mais surtout scéniques. Ensuite, de mettre l’accent sur la visibilité - Autant une émission de lutte sur une base régulière dans un réseau généraliste (V, TVA, SRC...), se retrouver sur le plus grand nombre possible de plateaux de télévision - Émissions sportives, talk shows, Tout Le Monde En Parle, Salut-Bonjour, Denis Lévesque, etc. Rendre la lutte visible et accessible à un plus grand nombre possible, annoncer les différents galas, etc. Savoir fidéliser les auditeurs et ;es inciter à se rendre aux événements de cette organisation.



C’est tellement plus compliqué que ça!!! Tu as pas idée!!



En résumé, qu’est-ce qui a tué la lutte au Québec?

- Incapacité de s’adapter adéquatement aux changements technologique dans le domaine des médias, principalement la télévision.




Aucun rapport. Elle avait déjà perdu la télévision avant que ces changements ne deviennent significatifs.



- Une Commission Athlétique qui ne tenait pas compte ou ignorait les particularité de la lutte Professionnelle au sein des sports de combats.



Faux. Elle existait dans les meilleures années de la lutte au Québec



- Une visibilité majeure perdue sur les grands réseaux généralistes de télévision au détriment de la machine américaine.



C’est probablement LA raison. Ceux qui répondent Vince, cette réponse est la vôtre, en ajoutant le départ des vedettes pour la WWF.



- Les organisations Québecoises qui sont aujourd’hui en place n’ont malheureusement pas accès aux mêmes ressources financières que celles d’il y a 25-30-40 ans.



Aucun rapport. Il en coutait moins cher avant qu’aujourd’hui. Donc ce ne sont pas les promotions qui ont moins de ressources, mais plutôt les couts qui ont augmenté. N’oublie pas qu’avant Vince, les stations payaient pour avoir de la lutte à la télé.



- Le manque Audace et l’entêtement à demeurer dans les petites valeurs sûres, mais sans vraiment envergures. On est prêt à voir grand à la condition que ça ne change pas nos petites habitudes et pas trop d’efforts à fournir... (Exemple – On a peine, on hésite à innover en fait de salle, décors, aménagement. Donc – CHAPEAU à la NCW pour ses shows au Club Soda ou Centre Telus, ainsi que toutes les organisations qui présentent des spectacles ailleurs que sous-sol églises, centres communautaires, etc. également ceux qui n’ont pas peur de monter la salle différemment du pattern classique...).



En bout de ligne, ça ne change pas grand-chose. Souvent ce sont ces shows qui sont les moins bons financièrement. Ceci dit, un look professionnel est toujours mieux, mais ne fera pas qu’une promotion va attirer 200 fans de plus. Une compagnie de lutte est là avant tout pour faire de l’argent, pour être profitable. Des risques, oui, mais calculés. Sans la télévision, les changements ne seront jamais assez significatifs. Ceci dit, dans la mesure où la compagnie fait de l’argent, je m’attends moi aussi à une soirée de lutte professionnelle partout où je vais. Donc tu as raison, mais ce n’est pas le seul facteur qui fait que les foules sont basses. Tu aurais beau avoir le meilleur décor et rouler le Club Soda, si ton booking ne vaut rien, si tes lutteurs ne sont pas bons, si tu ne publicises pas ton show, c’est comme de donner un coup d’épée dans l’eau.



En terminant, si on reproche qu’il y a trop de fédérations avec plus d’une vingtaine de promotions de lutte Indys au Québec et quelques promoteurs indépendants qui offrent différents Spot-Shows, peut-être intéressant d’apprendre ou de rappeler que durant les années 1960-1970-1980, en plus de Lutte Grand-Prix, As De La Lutte, Sur Le Matelas ou Lutte International, il y avait aussi quelques petites fédérations que ce soit à Jonquière, Drummondville, Montréal, Québec (Les fameux galas de lutte de "La Tour"...), Shawinigan, etc. tel qu’on connaît aujourd’hui et qui attiraient peut-être le même nombre de spectateurs comme actuellement, soit 100-150-200 environ, parfois 400-500-600... en certaines circonstances, gros galas et venues de lutteurs invités, en autant que le tout se voulait annoncé et publicisé.



En fait, ce n’est pas vraiment comme ça que ça se passait. Premièrement, Sur le Matelas et les As de la Lutte, c’est la même compagnie. Puis dans bien des villes en région, c’était des promoteurs locaux qui agissaient au nom d’Eddie Quinn, de Johnny Rougeau ou de Paul Vachon. La lutte indépendante du temps était ce qui était appelé « la p’tite lutte ». Pourquoi la p’tite lutte? Parce que c’était les petits poids qui y luttaient. Les gars qui n’étaient pas assez gros pour lutter au Forum. À la Tour, c’était ça. Et quand ça ne l’était pas, c’était un promoteur local pour Quinn. Comme au Marché St-Jacques, au Stade Exchange etc. Dans les années 60, 70 et 80, les promoteurs indépendants n’ont jamais connu de succès, parce que c’était les grosses qui tiraient les ficelles. Ils avaient un bon contrôle sur les lutteurs. Denis Lauzon avait essayé dans les années 80 de concurrencer Gino et ce fut un échec. Jamais il n’y avait 20 promotions de lutte comme aujourd’hui.



Finalement, le MMA est en directe compétition avec la lutte. Les fans de lutte des années 80 et 90 et même début 2000 sont devenus des fans de MMA. C’est exactement ce que les fans de lutte veulent : Des combattants charismatiques, des rivalités intenses et des combats intéressants. Les fondements des deux sports sont les mêmes, de divertir la foule avec des combats. N’importe qui qui connait bien les deux vont dire exactement la même chose.



Joe, tu as de bonnes intentions, mais tu es souvent complètement à côté de la track sur ce qui s’est réellement passé et tu bases ton opinion sur ces fausses réalités. Avant de publier un texte de la sorte, envoie-le-moi, je pourrai te guider dans tes connaissances et ta compréhension.



Merci!



Pat


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MessageSujet: Re: Qu'est-ce qui a tué la lutte au Québec?   Mer 11 Mai - 9:36

Joe Heelfan y est allé d'un texte assez intéressant. Son texte part d'une bonne intention de sa part, mais malheureusement il omet certains détails ou faits importants et sa recherche est mal ficelée. Mais attention, je n'aurais probablement pas fait mieux moi non plus. Je sais que j'aurais surement fait les mêmes erreurs que Joe soit d'omettre certains détails et ou faits et ma recherche aurait probablement été semblable à la sienne et mal ficelée. La raison est que au niveau de l'histoire de la lutte au Québec, les informations ce font rare sur le web et il faut vraiment savoir ou les trouvés.

C'est justement la ou des historiens de la lutte Québecoise tel Pat Laprade et des vétérans de ce buisness comme Bertrand Hébert (qui a travaillé avec Pat), entrent en jeu et nous permettent d'approfondir nos connaissances de par leurs recherches approfondies qu'ils ont fait au fils des ans.


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MessageSujet: Re: Qu'est-ce qui a tué la lutte au Québec?   Mer 11 Mai - 14:24

Et Joe Heelfan qui y va d'une réplique cinglante à Pat Laprade!! http://www.facebook.com/note.php?created&&note_id=222081697804897


Citation :
Apprendre par le biais de la télévision que les combats et enjeux seront sensiblement les mêmes le Jeudi soir à Chicoutimi que le Vendredi à Alma et Samedi à St-Félicien ou Roberval, à moins que ce ne soit Baie-Comeau, Matane, Rimouski... ou Rivière-Du-Loup, Montmagny, LaPocatière... ou Drummond, Granby, St-Hyacinthe... Ou... Vous avez compris le principe...? Disons que... d’apprendre cela jette un certain doute sur la crédibilité de la lutte versus les autres sports de combats...

Dans les années 80, les gens ne savaient pas plus ou moins ce qui se passait dans l’autre ville que dans les années 60 ou 70. Quelqu’un qui allait voir un show à Alma et qui allait voir un show à Jonquière, voyait le même show autant dans les années 60, 70 que 80. C’est tellement un mythe que tout le monde protégeait le kayfabe. J’ai plusieurs articles de journaux qui questionnent la véracité des combats et même certains qui carrément disent que les combats sont scriptés. La télévision n’a pas du tout nuit au kayfabe.

---

Désolé Pat, mais je réfères à la télévision, à partir de l’implantation en région de la câblodistribution et réseaux étendus des différents diffuseurs. En 1974, tu n’étais pas encore au monde, j’étais en âge de regarder la lutte à la TV et aller en voir, avec ou sans mes parents. Je me souviens très bien d’un Dimanche avant-midi à regarder la lutte en famille. A un poste, Mad Dog Vachon haranguait en fonction du gala du Vendredi soir. A l’annonce suivante, mon frère demande à changer de poste pour voir si le signal serait meilleur à l’autre canal. Cette fois, Mad Dog haranguait le public en fonction de son match de Samedi, dans la ville voisine, mais avec les mêmes enjeux, le même adversaire et les mêmes arguments que son match du Vendredi. Mon père a voulu en avoir le cœur net et nous sommes aller voir les deux galas en question pour constater les mêmes lutteurs, les mêmes combats, etc.



3-4 ans auparavant, la chose aurait été très difficilement possible. La câblodistribution n’existait pas encore. Les deux stations de TV en question existaient, mais le signal de l’une ne permettait pas de capter. Augmentation du signal pour de nombreuses stations en province faisant en sorte qu’il devient possible pour plusieurs de capter la même émission sur différents canaux.


Avant 1970, on doutait. Après 1970 (Entre 1970 et 1976 selon les villes et régions), avec la mise en place de la câblodistribution, la possibilité de capter différents signaux pour une même émission, on avait désormais la preuve! Tes articles de journaux questionnent la chose, moi je te donnes un fait vécu qui prouve. Je ne suis pas le seul, des milliers de gens ont pu vivre expérience similaire.


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Pour le MMA, je ne sais pas. Mais, pour la boxe, autant Professionnel que Amateur, peu importe l’issue du combat il faut attendre un minimum de 30 ou 45 jours avant de pouvoir remonter dans le ring tandis qu’une défaite par K-O oblige attendre minimum 90 jours. Un boxeur qui fait 8-10 combats aura connu une très grosse année. Les olympiques représentent une exception avec jusqu’à 4 ou 5 matches sur une période de 16-17 jours pour les catégories avec le plus grand nombre de participants. Cependant, les règles y sont très strictes. Donc, de voir/apprendre que les lutteurs se battre 3-4-5 soirs de suite, dans des affrontements dont les règles sont rarement respectées, voilà qui met un doute sérieux dans l’esprit des gens.

Complètement faux. Dans les années 50, les mêmes lutteurs luttaient à chaque semaine. Si ta logique était bonne, les fans n’auraient pas compris pourquoi les lutteurs étaient capables de lutter après 7 jours quand les boxeurs prenaient 2 mois. De plus, les journaux de Montréal de l’époque donnaient les résultats de Québec, galas qui étaient présentés souvent le lendemain ou le surlendemain, et ce, avec les mêmes lutteurs.

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Premièrement, le public qui assiste à un gala de boxe est nettement différent de celui qui assiste à la lutte.

Pour ce qui est de l’argument des journaux, à peine une poignée de mordus étaient à risque de lire les articles mentionnant les résultats. De plus, entre lire les résultats et assister aux matches, il y a un net écart. Des résumés de galas que j’ai assisté et où je vois des versions des événements qui diffèrent de ce que je peux avoir vu. Si tu vas lire dans mes articles, à une certaine époque, je m’amusais à faire résumés des galas R2W... Sinon, juste de rappeler récemment les résumés de flush3 et ti-mine versus le résumé fait par Robert Rancourt (Sunny War Cloud). A croire qu’ils n’avaient pas assister au même événement...

D’autant, un résumé de lutte dans un journal est généralement très bref et bien peu descriptif de l’action.

A cela, je te mentionnes que tu remontes aux années 50, alors que je réfères aux années 70 et début 80. Changement majeur au sein de la société. Une période que tu n’as aucunement connu et l’autre que tu étais trop jeune pour te rappeler.

Également, de la structure d’un spectacle de lutte, une semaine permet de rendre le retour en forme crédible. La logique demeure très bonne puisque les gens ne se formalisent pas du délai entre les matches d’un boxeur, sauf si ce dernier est absent du ring sur une longue période, encore plus dans le cas d’un Champion en titre ou déchu dont les journaux, médias font mention de l’absence...


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A la même époque, autour de 1975-1976 (A vérifier), création d’une "Commission Athlétique" pour régir et édicter des règles dans les sports de combats principalement, en oubliant ou ne sachant pas que la lutte est d’abord et avant tout un spectacle malgré les performances sportives et athlétiques de ses combattants. Des règles et une réglementation justifiées pour plupart des autres sports de combats mais qui nuisent et viennent ternir le spectacle en ce qui concerne la lutte...Tous ces points réunis amènent une baisse de popularité et un retrait préventif de la lutte de sur nos écrans, le temps de mette les choses au clair avec cette "Commission Athlétique" et se réajuster par rapport aux nouvelles normes du marché télévisuelle.

La Commission Athlétique de Montréal existait depuis les années 30. Il y avait une commission athlétique aussi à Québec. Elle ne nuisait pas trop à la lutte non plus. Les promoteurs ne lui disaient pas tout non plus. Au nombre d’émeutes qu’il y a eu avec Abby et Creatchman, elle était pas si pire. Et elle était au courant, en tout cas à partir des années 70, que les combats étaient scénarisés. Ce qu’elle demandait, c’est qu’il y ait de la lutte de présenter et non pas juste de la violence qu’elle considérait gratuite. Le territoire de St-Louis en a fait un principe de base et pourtant, c’est la 2e ville la plus importante en terme de lutte aux États-Unis. En région, les promoteurs se reprenaient en donnant des combats plus violents. Mais ça n’empêchait pas les foules d’aller à la lutte à Montréal ou à Québec. Jean Laroche a par contre été le plus mauvais président de la CAM en ce qui concerne la lutte.

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Tout d’abord, Pat, as-tu remarqué qu’il y avait le mot A VÉRIFIER entre parenthèse ? Ensuite, que s’il y avait déjà Commission Athlétique, elle ne se mêlait à peu près pas de lutte. Cependant, de mémoire que monsieur Edouard Carpentier mentionnait souvent que désormais la Commission Athlétique interdisait de monter et sauter de la troisième corde, ainsi qu’autres manœuvres rendues interdites et qu’on ne pouvait plus voir. Ces nouvelles règles obligées par une telle Commission Athlétique ont affectées l’intensité et le spectaculaire des combats. Tu n’as pas connu parce que pas encore au monde ou encore trop jeune pour te souvenir.

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Début des années 1980, la lutte Québecoise est de retour sur nos écrans de télévision, mais son absence temporaire a quand-même eu des effets négatifs sur sa visibilité et popularité. Les arénas en région ne sont plus aussi pleines que 10-15-20 ans auparavant. Si aujourd’hui on se réjoui attirer 800-1000 spectateurs pour un spectacle de lutte dans un tel aréna, à l’époque cela signifiait une nette baisse comparativement aux 1500-2000-3000-etc. des années 1970. Il est même arrivé attirer à peine 400-500-600 spectateurs dans ces arénas lors des derniers temps de Lutte Internationale en promotion de la lutte Québecoise.

Pas sûr du tout. Dino Bravo, Rick Martel, les frères Rougeau, les Road Warriors, King Tonga, remplissaient tous les arénas un peu partout où ils allaient.

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Années 1960s et avant, je ne sais, je n’y étais pas, donc je ne peux me prononcer.

Fin des années 1960 et jusqu’au milieu des années 1970, pour être assez vieux pour m’en souvenir, pour avoir assister à différents spectacles, lectures et photos de journaux, reportages télés, etc. Il est vrai que la lutte faisait salle comble presque partout en province. 1500-2000-3000-4000-etc.

Mais, début et jusqu’au milieu des années 1980... Désolé Pat, que tu écrives "TOUS LES ARÉNAS" est une généralisation trop facile et totalement erronée. J’ai assisté à différents galas durant les années 1980, Des arénas de 1500-2000-3000-4000 places, mais que seulement le parterre (La surface de patinoire) et une faible portion des bancs qui étaient occupés. Mais je doutes que tu puisses te souvenir, d’abord en raison de ton âge à cette époque, ensuite qu’entre 1980 et 1985-86, tu ne devais pas quitter souvent l’île et la région de Montréal pour assister à des spectacles de lutte ailleurs en province... Et ceux qui t’ont dit que TOUTES LES ARÉNAS étaient plein dans ces années pour un show de lutte, ils ont peut-être intérêt à vouloir embellir la réalité... Dans le meilleur des cas que j’ai pu voir, 1200-1500 personnes dans une aréna d’environ 1800 places, en 1982 ou 1983 dans une petite municipalité environ 4000 de population, minimum une heure de route de la prochaine ville en importance.

Tout autant qu’il se peut qu’en certains endroits, ils aient réussi à remplir L’aréna pour l’occasion avec un show de lutte Québecoise, mais sûrement pas aussi plein que dans les années 1970 et sûrement pas aussi facilement et rapidement, non plus.

J’ai rien à perdre ou gagner à dire la vérité. Tant pis pour toi si tu refuses de croire.


---

Début des années 1980, c’est aussi l’arrivé des premiers lecteurs vidéos VHS ou BETACAM et la possibilité d’enregistrer ses émissions, mais aussi rapidement suivi de la possibilité de louer ou acheter des films sur vidéos. La lutte, avec WWF/WWE en tête, voit rapidement l’occasion d’aller chercher une importante source de revenus supplémentaire avec la vente de vidéos VHS de ses événements majeurs, WRESTLEMANIA en tête de liste.

La WWF n’a pas commencé à sortir des VHS avant 1985 et non pas au début des années 80.

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Retournes lire, mon cher Pat. Les lecteurs vidéos VHS et BETACAM sont apparus fin des années 1970 ou début des années 1980. Tu as sauté vite à une conclusion facile. Ensuite que, personnellement que, mon frère plus âgé avait acheté un VHS de lutte, pas nécessairement WWF, et on était en 1983 ou 1984...


Et puis que...

Début des années 1980... ça couvre la période 1980 à début 1985...

Milieu des années 1980... = fin 1983, 1984, 1985, 1986...

Fin des années 1980... = 1985-1986 à fin 1989.


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Mais la lutte Québecoise s’adapte mal à cette autre nouvelle technologie, en grande partie par sa propre faute. En fait, la lutte Québecoise a conservé la méthode des TV-Taping, ce qui n’est pas une mauvaise chose en soit, mais s’est mise à ajouter des enregistrements de certains combats lors de certains galas. Mais bien souvent, ces mêmes matches ont également été présenté un peu partout en province, même booking de galas, mêmes scriptes de matches. Ce que plusieurs doutaient quant à la FAUSSE VÉRACITÉ de la lutte est maintenant mis en évidence. Malheureusement, il en demeure encore un trop grand nombre pour s’entêter à dire qu’il n’y a rien d’arrangé, même si toutes les preuves sont sur la table. Le Fameux KAYFABE!

Aucun lien avec le kayfabe ici. Lutte Internationale présentait des shows enregistrés via les studios de télés et de temps en temps, présentait un gros match qui avait été présenté au Forum, au Colisée de Québec ou à Paul-Sauvé. Mais le match était présenté dans un ordre qui faisait du sens. Et le principe des tapings étaient utilisés depuis le milieu des années 60.

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Encore une fois, tu as lu trop vite. J’ai clairement écrit - la lutte Québecoise a conservé la méthode des TV-Taping – ce qui signifie qu’elle continue sensiblement avec la même recette gagnante que par les années antérieures. Pour ce qui est des matches qui "faisaient du sens", là où tu n’as pas compris... OUI le match avait du sens dans l’ordre et la suite du TV-Taping. Quoi que... souvent il servait de promo pour conserver et ramener l’auditoire la semaine suivante, utilisé pour mousser ou relancer une storyline... Mais ce même match avait aussi été présenté un peu partout en province avant Québec ou Montréal. Ricky Martel qui colle les épaules à Dino Bravo pour le Titre alors qu’il a les deux pieds dans les câbles, il y a été présenté un peu partout dans les arénas du Québec avant aboutir à Montréal puis être montré à la TV. Et ceci n’est qu’un exemple parmi tant d’autres. On ne mentionnera pas tous les Turn-Heel ou Turn-Face présentés en province, puis à Québec et Montréal, puis à la Télévision...

---

Deuxième moitié des années 1980, la lutte Québecoise disparaît des écrans de télévisions pour être remplacé par WWF (Qui deviendra quelques années plus tard la WWE). Les meilleurs Québecois sont alors recruté par la WWF - Les Rougeau, Dino Bravo, Ricky Martel, etc. pour ne nommer que ceux-là.

Décembre 1984, la WWF remplace Lutte Internationale sur Télé-7. Les vedettes sont parties bien plus tard. Les Rougeau ont quitté en février 86, Bravo et Martel en octobre 86.

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Décembre 1984... 30 jours avant le début de la 2e moitié... Et les vedettes qui se retrouve WWF un an plus tard environ...

Mais les dates varient selon la source et le collaborateur qui a fourni les données à ces sources...

Juste de mentionner... Les Rougeau versus WWF... Ici tu écrits qu’ils quittent en Février 1986, en un autre endroit tu mentionnes qu’ils joignent les rangs WWF fin 1985, en un autre endroit, tu fais mention d’ententes entre Rougeau et WWF, ailleurs une autre date pour les débuts des Rougeau à la WWF, et encore une autre date pour signature de contrats... Le tout se mêle et s’entre-mêle à ne plus savoir.


---

Ensuite, la lutte quitte les chaînes généralistes pour se retrouver avec un auditoire limité sur RDS. De WWF/WWE, on alors passe par des organisations parfois de second ordre WCW et maintenant TNA-Impact dont la chance de voir au Québec sont bien mince, sauf peut-être un lutteur invité à l’occasion et qui n’est connu que du milieu Undergroumd de la lutte.…

Tu oublies que les Saturday Night Main-Event étaient diffusés à TVA en 87-88 et que les cotes d’écoute étaient extraordinaires.

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… ENSUITE... = Dans les années qui ont suivi... pas obligatoire que ce soit dans les heures...

Et ça ne change pas que la lutte est passé d’un réseau généraliste à grande écoute à un réseau spécialisé avec un télé-auditoire passablement plus limité, pas accessible à tous...


---

En ce sens, majorité des reportages et/ou documentaires présentés depuis 10-12-15 ans sur le petit monde de la lutte Indy au Québec a un impact beaucoup plus positif sur les assistances des différentes associations/promotions un peu partout en province que ces petites capsules 2-3 minutes de TNA-Impact sur RDS.

Faux. Les documentaires n’ont aucune influence sur les assistances. Mis à part certains récents comme Théâtre-Extrême, la plupart des documentaires ou reportages descendaient la lutte ou ridiculisaient celle-ci.

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Désolé, mais tu te goures, PAT, avec ton FAUX. Toi qui te dis Historien de la lutte au Québec, combien de promotions indys en 1996-97 ? Combien sont nées suite aux reportages de la SRC en 1998 ? Le nombre de lutteurs, le nombre de spectateurs... ? Même chose en 2002-2003 ? Plus le nombre de lutteurs et de spectateurs qui a connu augmentation par défaut... Ces reportages/documentaires sont disponibles sur Internet. Tu jugeras s’ils descendent la lutte tant que tu le prétends. Facile à trouver quand on sait le moindrement se servir de google...

Sans nécessairement révolutionner et remplir les salles, chaque fois qu’un documentaire, un reportage sur la lutte est présenté, cela a un impact sur les assistances, plupart des promoteurs et écoles de luttes sont sollicités. Je ne parle pas de passer de 150-200 spectateurs pour te ramasser à 400-500 et que ces 250-300 nouveaux fans deviendront tous des réguliers, mais, selon les organisations, le timing, la publicité, etc. attends-toi à une légère hausse pour 3-4-5- galas...

Celui qui a eu impact nul au niveau de la popularité de la lutte indy actuelle au Québec est SALTIMBANQUES DU RING sur Canal Historia. Ce documentaire à saveur historique portait sur les débuts de la lutte au Québec, son évolution à travers les années, mais aucun référant à ce qui est en vigueur aujourd’hui. Bon pour les nostalgiques. Mais, j’essaies même de me souvenir si on parle de la lutte actuelle, disons à partir des années 1990 environ et jusqu’à aujourd’hui... Comme si la lutte avait totalement et complètement disparu au Québec après la fermeture de Lutte Internationale...


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Imaginons un instant de pouvoir sélectionner les 25-30 meilleurs lutteurs au Québec, ceci sans avoir recours aux grosses vedettes américaines. Prendre parmi le bassin de 300-400 gars et filles qui montent présentement dans le ring un peu partout au Québec, ceux qui ont la shape (Grandeur, poids, musculature...), le talent, le charisme, en mesure offrir de bonnes performances physiques, sportives, athlétiques mais surtout scéniques. Ensuite, de mettre l’accent sur la visibilité - Autant une émission de lutte sur une base régulière dans un réseau généraliste (V, TVA, SRC...), se retrouver sur le plus grand nombre possible de plateaux de télévision - Émissions sportives, talk shows, Tout Le Monde En Parle, Salut-Bonjour, Denis Lévesque, etc. Rendre la lutte visible et accessible à un plus grand nombre possible, annoncer les différents galas, etc. Savoir fidéliser les auditeurs et ;es inciter à se rendre aux événements de cette organisation.

C’est tellement plus compliqué que ça!!! Tu as pas idée!!

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Penses-tu que tu me l’apprend ? Pourquoi penses-tu que j’ai débuté ma phrase avec le mot IMAGINONS...

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En résumé, qu’est-ce qui a tué la lutte au Québec?

- Incapacité de s’adapter adéquatement aux changements technologique dans le domaine des médias, principalement la télévision.


Aucun rapport. Elle avait déjà perdu la télévision avant que ces changements ne deviennent significatifs.

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Mauvaise analyse de ta part, PAT. Le tout est totalement en lien. Ce sont les changements qui ont fait que la lutte n’a pas suivi. Si rien n’avait changé, la lutte serait demeuré dans le coup.

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- Une Commission Athlétique qui ne tenait pas compte ou ignorait les particularité de la lutte Professionnelle au sein des sports de combats.

Faux. Elle existait dans les meilleures années de la lutte au Québec

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Encore une autre conclusion hâtive en raison d’une mauvaise lecture/compréhension. Même si elle existait cette commission, elle ne se mêlait pas de lutte, du moins, pas autant que ce qu’elle a voulu faire dans les années 70 avec l’imposition de règles qui ne tenaient pas compte de la réalité de ce sport-spectacle qu’est la lutte. D’ailleurs, il en est fait mention dans un article auquel tu as collaboré.

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- Une visibilité majeure perdue sur les grands réseaux généralistes de télévision au détriment de la machine américaine.

C’est probablement LA raison. Ceux qui répondent Vince, cette réponse est la vôtre, en ajoutant le départ des vedettes pour la WWF.

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Non pas LA raison, mais l’une des principales. En fait, un ensemble de facteurs. Disons surtout que Vince a su être opportuniste et profiter d’un milieu qui s’était lui-même affaibli, contrairement à certaines régions USA qui avaient su dealer et s’adapter à la venue et l’expansion de ces nouvelles technologies. Donc, pour réussir à entrer et forcer ces régions, Vince a dû sortir beaucoup de $$$ qu’en sol Québecois afin d’y implanter la WWF/WWE.

Et dire que je t’ai vu ailleurs mentionner que McMahon n’est pas à être tenu responsable de la mort de la lutte au Québec... Plus que le départ des grosses vedettes au Québec se voulait conséquence de la mort de la lutte. N’est-ce pas te contredire toi-même, mon cher Pat ?


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- Les organisations Québecoises qui sont aujourd’hui en place n’ont malheureusement pas accès aux mêmes ressources financières que celles d’il y a 25-30-40 ans.

Aucun rapport. Il en coutait moins cher avant qu’aujourd’hui. Donc ce ne sont pas les promotions qui ont moins de ressources, mais plutôt les couts qui ont augmenté. N’oublie pas qu’avant Vince, les stations payaient pour avoir de la lutte à la télé.

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Autrement dit, ça a rapport puisque tu dis exactement la même chose que moi mais en reprenant le tout sous un angle différent. 1000$ en 1979 ou 1000$ en 2011... Y’a une méchante différence !!! En plus que tu le dis toi-même... Avant, les stations TV payaient pour présenter des spectacles de lutte, sachant les quotes d’écoutes élevées, donc revenues pour la station. Aujourd’hui, en plus de ne plus avoir droit à un tel revenu, tout coûte plus cher et il faudrait payer pour rejoindre un auditoire limité... Marrant! Pat me dit que je me trompes mais il me fourni arguments démontrant que je suis encore plus en corrélation dans mon énoncé.

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- Le manque Audace et l’entêtement à demeurer dans les petites valeurs sûres, mais sans vraiment envergures. On est prêt à voir grand à la condition que ça ne change pas nos petites habitudes et pas trop d’efforts à fournir... (Exemple – On a peine, on hésite à innover en fait de salle, décors, aménagement. Donc – CHAPEAU à la NCW pour ses shows au Club Soda ou Centre Telus, ainsi que toutes les organisations qui présentent des spectacles ailleurs que sous-sol églises, centres communautaires, etc. également ceux qui n’ont pas peur de monter la salle différemment du pattern classique...).

En bout de ligne, ça ne change pas grand-chose. Souvent ce sont ces shows qui sont les moins bons financièrement. Ceci dit, un look professionnel est toujours mieux, mais ne fera pas qu’une promotion va attirer 200 fans de plus. Une compagnie de lutte est là avant tout pour faire de l’argent, pour être profitable. Des risques, oui, mais calculés. Sans la télévision, les changements ne seront jamais assez significatifs. Ceci dit, dans la mesure où la compagnie fait de l’argent, je m’attends moi aussi à une soirée de lutte professionnelle partout où je vais. Donc tu as raison, mais ce n’est pas le seul facteur qui fait que les foules sont basses. Tu aurais beau avoir le meilleur décor et rouler le Club Soda, si ton booking ne vaut rien, si tes lutteurs ne sont pas bons, si tu ne publicises pas ton show, c’est comme de donner un coup d’épée dans l’eau.

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Que fais-tu du préjugé envers les salles actuellement utilisées par la majorité des organisations – Centre Communautaire, sous-sol églises, etc. T’aurais beau avoir le meilleur booking, inviter les meilleurs lutteurs...

Avant de rentrer dans la salle pour assister à un spectacle, si on ne connaît pas la lutte et/ou l’organisation, on ne sait pas la qualité du décor, des lutteurs, etc. autre que ce qui nous a été dit sur eux. Mais est-ce que les sources sont fiables...? Si on se fiait à certaines de ces sources, il y aurait salle comble à certains shows de la flsh... On ne peut juger de la qualité du produit, peu importe la salle, tant qu’on ne l’a pas vu. Et encore faut-il que le tout soit publicisé, que cette publicité me rejoigne, que je la vois... Et même si le show est bon, les lutteurs de qualité, si le reste est à désirer, ça va influencer ton jugement.

Sûr que NCW au Club Soda ou au Centre Telus sont gros pour exemple de prendre des risques et innover. Mais à l’encontre, trouver dispendieux un spot-light à 40-60-100$ et une rallonge de 100 pieds, préférer garder toutes les lumières de la salle grande ouverte, tout en payant 2-3-4 gros noms 200-300$ minimum chaque en pensant que leur simple présence remplira la salle, donc pas plus de pub que d’habitude... Avoir peur de placer le ring ailleurs qu’en plein centre de la salle, équerre avec les murs. Tandis que MMA, toujours du nouveau, sans que ce soit nécessairement de quoi qui coûte de l’argent. On change l’entrée des combattants de place, un écran géant une fois dans un coin, la fois suivante au-dessus de l’entrée, on varie la disposition de salle, du ring, les tables, etc.


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En terminant, si on reproche qu’il y a trop de fédérations avec plus d’une vingtaine de promotions de lutte Indys au Québec et quelques promoteurs indépendants qui offrent différents Spot-Shows, peut-être intéressant d’apprendre ou de rappeler que durant les années 1960-1970-1980, en plus de Lutte Grand-Prix, As De La Lutte, Sur Le Matelas ou Lutte International, il y avait aussi quelques petites fédérations que ce soit à Jonquière, Drummondville, Montréal, Québec (Les fameux galas de lutte de "La Tour"...), Shawinigan, etc. tel qu’on connaît aujourd’hui et qui attiraient peut-être le même nombre de spectateurs comme actuellement, soit 100-150-200 environ, parfois 400-500-600... en certaines circonstances, gros galas et venues de lutteurs invités, en autant que le tout se voulait annoncé et publicisé.

En fait, ce n’est pas vraiment comme ça que ça se passait. Premièrement, Sur le Matelas et les As de la Lutte, c’est la même compagnie. Puis dans bien des villes en région, c’était des promoteurs locaux qui agissaient au nom d’Eddie Quinn, de Johnny Rougeau ou de Paul Vachon. La lutte indépendante du temps était ce qui était appelé « la p’tite lutte ». Pourquoi la p’tite lutte? Parce que c’était les petits poids qui y luttaient. Les gars qui n’étaient pas assez gros pour lutter au Forum. À la Tour, c’était ça. Et quand ça ne l’était pas, c’était un promoteur local pour Quinn. Comme au Marché St-Jacques, au Stade Exchange etc. Dans les années 60, 70 et 80, les promoteurs indépendants n’ont jamais connu de succès, parce que c’était les grosses qui tiraient les ficelles. Ils avaient un bon contrôle sur les lutteurs. Denis Lauzon avait essayé dans les années 80 de concurrencer Gino et ce fut un échec. Jamais il n’y avait 20 promotions de lutte comme aujourd’hui.

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En effet, il n’y avait pas 20 fédérations, pour cela qu’il est écrit QUELQUES PETITES FÉDÉRATIONS... Pour le reste, tu ne fais que confirmer mes dires sur les assistances de "produits équivalents"... A savoir que ce soit Eddie Quinn qui gérait ou non la grosse machine ne change pas vraiment de quoi au nombre de spectateurs présents. Pour ce qui est du gabarit, Oui il y avait des "petits" mais il y avait aussi les "formats standards" selon les critères du temps pour monter dans le ring, des gars qui, comme aujourd’hui, performent peut-être dans le ring mais ne se voient pas en faire une carrière et se satisfont amplement de monter une fois par semaine, une fois par mois dans leur patelin. Sans que cela ne les empêchent être bons.

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Finalement, le MMA est en directe compétition avec la lutte. Les fans de lutte des années 80 et 90 et même début 2000 sont devenus des fans de MMA. C’est exactement ce que les fans de lutte veulent : Des combattants charismatiques, des rivalités intenses et des combats intéressants. Les fondements des deux sports sont les mêmes, de divertir la foule avec des combats. N’importe qui qui connait bien les deux vont dire exactement la même chose.

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Je m’éclates de rire à chaque fois que quelqu’un prétend que les fans de MMA proviennent de la lutte, ou que le MMA a pris la place de la lutte, ou que les deux se font concurrence. Les fondements sont peut-être similaire, tout comme pour la boxe et majorité des sports de combats – Charismatique, rivalités, combats intéressants. On pourrait même reprendre le tout pour hockey, football, basketball, courses automobiles, etc.

En ce sens, autant les combattants que fans de MMA sont nettement plus proche de la boxe ou des arts martiaux que de la lutte.

Pat, j’ai écrit texte récemment en réponse au tiens sur MMA. Il est disponible Internet sur un forum de lutte, mais aussi prochainement disponible ici, sur ma page FACEBOOK. Un texte sur MMA et plus, mais qui ne se limite pas uniquement à l’île de Montréal et sa région, qui regarde ce qui se fait ailleurs au Québec.


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Joe, tu as de bonnes intentions, mais tu es souvent complètement à côté de la track sur ce qui s’est réellement passé et tu bases ton opinion sur ces fausses réalités. Avant de publier un texte de la sorte, envoie-le-moi, je pourrai te guider dans tes connaissances et ta compréhension.

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Désolé Pat, mais je me bases sur mon vécu, non sur ce que des gens avec des intérêts à embellir pourraient me raconter. Personnellement, je préfère me retrouver à côté de la track, donc sur l’accotement, plutôt que totalement dans le champ comme tu es trop souvent. Tu as peut-être des chiffres, des dates, etc. mais j’ai le vécu et une très bonne mémoire. Peut-être pas précise pour les dates, mais tout de même assez près quand-même. En plus ouvrir sur l’ensemble, pas seulement ma région comme si le reste n’existait pas... ou de penser que ce qui est vrai à Montréal est donc pareil pour le reste de la province.

Et s’il est important de mentionner que le tout s’est passé le 27 juin 1972 mais que je ne suis pas sûr de la date précise, sois certain que je ferai recherche en conséquence. Cependant, au cours de certaines recherches afin être sûr des informations émises, les dates différent et parfois se contre-disent. Pourtant qu’elles proviennent de la même source... Un certain Pat Laprade... auto-proclamé historien de la lutte...

Maintenant, je ne savais pas que de rappeler l’évolution de la câblodistribution, l’apparition de la vidéo VHS, etc. se voulait émettre une opinion, et que l’apparition de ces éléments dans l’évolution de la technologie se voulait de fausses réalités...

Également que tu semble avoir facilement tendance à trop rapidement généraliser, opinion/prise de position tranchée et aucunement nuancée. Mauvaise habitude! Tu vas à l’encontre des propos de flush3 qui dit que tu ne cherches jamais la provocation et que tu es toujours pondéré.

Personnellement, si j’étais toi, PAT, je m’en tiendrais à tes chroniques et analyses sur les combats, galas, évaluations des performances des lutteurs. C’est ce en quoi tu excelles et de telles chroniques de ta part sont généralement très intéressantes. Car, pour la portion histoire, tu t’en tiens trop à tes feuilles et archives, sinon détails, anecdotes plus-ou-moins pertinentes qui n’apportent pas vraiment de quoi pertinent au sujet, tout en ignorant le reste de ce qui se passe dans la société, évolution technologique, sociale, etc. en plus de trop concentrer tes informations et données sur le territoire de la région de l’île de Montréal. Tu sembles maîtriser la réalité de la région montréalaise actuelle mais tu oublies ou ignores ce qui est et se fait ailleurs en province. Autrement dit, avant de dire à quelqu’un qu’il est à coté de la track, faudrait peut-être que tu sois d’abord toi-même sur la track, ce qui n’est pas le cas, tu es même plutôt loin perdu dans le champ. Donc, tu liras mes textes en même temps que les autres, j’ai pas envie que tu me mettes sur de fausses pistes. Surtout que, quand vient le temps de lire, tu sautes vite aux conclusions erronées suite à une mauvaise compréhension/lecture trop rapide.

T’sé Pat, pas parce que tu te prétends historien de la lutte que tu en deviens une source infaillible et la grande référence. Concentres-toi sur les analyses-critiques de combats, lutteurs, galas, c’est ce que tu fais de mieux.

Pour ce qui est de la publication et distribution de ton livre, fais comme tout le monde, mets la main dans ta poche, mais ne t’attends pas à faire fortune... Et dis-toi que si tu refuses de te priver d’un voyage dans le Sud pour en permettre la publication, voilà pourquoi tu ne trouves aucun éditeur qui osera prendre un tel risque à ta place.

Merci!


Et comme disait monsieur l’arbitre – BEWARE ALMIGHTY PAT!

Amicalement

JOE HEELFAN




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MessageSujet: Re: Qu'est-ce qui a tué la lutte au Québec?   Mer 11 Mai - 15:54

Et la réplique de Pat Laprade suite à la réponse de Joe Heelfan! (réplique de Pat via son propre facebook)


Citation :
Pat Laprade
Joe, je te répondrais bien encore une fois, mais je suis juste trop jeune pour le faire. Bertrand Hébert et moi-même avons fait des centaines d'entrevues, lu je ne sais plus combien de pages d'archives concernant l'histoire de la lutte au Québec, parler à toutes les personnes encore vivantes de toutes les questions pertinentes dont celle que tu poses dans ton post. J'imagine que ta mémoire vaut mieux que tout ça...bien franchement, j'ai pas besoin que toi ou Klode Malouin approuve ma vision des choses. Que tu remettes en doute mes connaissances historiques sur le sujet, c'est très drôle et ça t'appartient, encore là, je n'ai pas besoin de ton sceau. Je sais la valeur que Bertrand et moi on a en matière de lutte au Québec. Tant mieux pour toi si tu penses connaître mieux.

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Qu'est-ce qui a tué la lutte au Québec?
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